Moi et autres libertés prises avec la réalité.

Tout est dans le titre. Le reste est dans le blog.

14 mai 2006

C'est effrayant

=> De se ressembler à ce point...

Une de mes copines vendredi soir : "Je veux un mec... mais je suis difficile. Il faut qu'il m'évite la routine, qu'il ait de l'humour au quotidien. J'aimerais qu'il me comprenne, qu'il soit sensible. J'aimerais qu'il m'aide à vivre et accomplir les trois femmes que j'ai en moi : la femme, la mère et la putain. Il faut qu'il me domine au lit. Il faut qu'il me permette d'exposer mes émotions mais je veux pas que ca soit une gonzesse. J'ai abandonné depuis longtemps l'idée que mon homme doive écouter tout ce que je dis ou mes conversations avec mes copines. Je veux un homme. Un mâle. Un mec qui me fait me sentir femme. Un mec avec ses défauts de mec mais qui me convienne."

Elle n'est pas difficile. Elle veut juste ce que je voulais sans le savoir. Elle met en mots ce qui me convient pour l'instant, la relation ideale de mon quotidien. Elle veut ce que j'ai trouvé sans même y penser. J'étais perdue, j'avais des envies floues. Je savais ce que je ne voulais pas/plus. Et puis je l'ai rencontré. Après seulement, j'ai réfléchi. J'ai réfléchi vendredi soir.
Je suis avec la personne qui me convient le mieux depuis longtemps. Je suis avec la personne qui équilibre tous mes balancements, ma petite lumière au bout du tunnel. Mes racines quand je bascule et mes ailes quand je m'apesantit. Ma raison égarée et mon enthousiasme parfois défaillant. Le chercheur de ma vérité sous mes couches de carapace.
Il est loin d'être parfait. Il est même passablement énervant. Mais tout ce qu'il m'apporte vaut bien que je me coltine les défauts de son caractère. J'ai fini de chercher la perfection. Je n'ai pas trouvé de défaut rédhibitoire. Je n'ai trouvé que des interrogations, des mystères, des failles parfois. Rien ne m'a fait reculer ou abandonner. Que du contraire. Et je ne sais pas si ca m'était déjà arrivé, un tel sentiment de "possible".

Posté par Lili la tigresse à 21:36 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

On choisit pas sa famille

=> Peut-on choisir ses amis?

Si on part du principe... Soyons fous, JE pars du principe que la relation à la famille conditionne toute notre relation aux autres dans notre vie. Ma relation avec mon père influe sur mon image des hommes et mes relations avec eux. Ma relation avec ma mère affecte mon image de la femme, mon image en tant que femme et ma relation avec elles.

Donc, si on ne peut que subir sa famille, peut-on parler de choix en terme d'amitié? Si les besoins, manques, désirs, présidant à l'émergence ou non d'amitiés avec les gens que la vie a mis sur mon passage, découlent directement de ma relation avec ma famille, que penser de ces amitiés?

Dès lors, la solution de la rupture familiale peut s'imposer... mais devrait-elle pas être accompagnée d'une rupture amicale?
Les gens qui partent, quittent tout, famille et amis, et qui reconstruisent une vie nouvelle ailleurs, arrivent-ils à créer autre chose que ce qu'ils ont fuit? Est-il possible, sachant que notre carte du monde construite au départ de la carte familiale ( en copie ou en opposition mais toujours en nuance), de contruire autre chose?

Posté par Lili la tigresse à 19:32 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pathos II

=> Et là, même parfois, je pleure...

Je parlais de l'amour
comme on parle du temps
sans l'avoir vu au jour
sans le connaître vraiment

J'y pensais comme on rêve
j'en rêvais sans y croire
entre ces coeurs en grève
et ces histoires "pour voir"

J'm'attendais pas à toi
j'm'attendais pas à ça
j'm'attendais pas à moi
dans c'rôle là

J'm'attendais pas à lire
autre chose que mon livre
j'm'attendais pas à vivre
au dessus de mes lignes

Dans cette foule de gens seuls
toutes ces vies qui se frôlent
tous ces corps qui s'en veulent
ces chagrins sans épaules

On respire l'air du large
l'air du temps, l'air de rien
On veut tous prendre le large
personne connaît le chemin

J'm'attendais pas à toi
j'm'attendais pas à ça
j'm'attendais pas à moi
dans c'rôle là

J'm'attendais pas à lire
autre chose que mon livre
j'm'attendais pas à vivre
au dessus de mes lignes

Et puis j'ai vu ta tête
un clown aux yeux qui brillent
tes chagrins dans les fêtes
et ton rire qui rougit

Si forte d'être fragile
tes peurs après la nuit
les princesses que j'ai lu
étaient moins farfelues

J'm'attendais pas à toi
j'm'attendais pas à ça
j'm'attendais pas à moi
dans c'rôle là

Je courrais sans lanterne
Vers une aube qui s'enfuit
aux endroits où l'on s'aiment
il ne fait jamais nuit

J'm'attendais pas à toi
j'm'attendais pas à moi
dans c'rôle là

Et le route fut belle
de mes rêves à ma vie
croustillante de dentelle
rideaux neufs, nouveau lit

J'ai posé 1000 questions
à mon coeur, à ma tête
j'ai planté l'vieux garçon
au milieu de ses peut-être

Tous ces jours plus pareils
tous ces matins parfaits
où tes yeux me réveillent
dans un rire un secret

J'm'attendais pas à ça

J'm'attendais pas à toi, Patrick Bruel.

Posté par Lili la tigresse à 19:32 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pathos

=> Quand tu nous tiens

La neige tombe sur cette nuit blanche
Petit frisson de plaisir et ma main sur tes hanches
Je caresse ta peau aussi douce que de l'argile
Tes lèvres sont si chaudes et les minutes fragiles

{Refrain:}
Aime-moi, aime-moi, aime-moi encore
Aime-moi, aime-moi, aime-moi encore au moins
Jusqu'à l'aurore, jusqu'au petit matin
Aime-moi encore au moins

J'ai déposé l'heure sur la table de nuit
Et ma guitare dans son étui
Je partirai demain les cheveux en batailles
Les yeux mi-clos, tu parles d'un train qui déraille

Mais...

{au Refrain}

Toi tu as tout ce que je n'ai pas
Et puis tu sais aussi ce que je ne sais pas
Alors partage-moi tout contre toi
Echange-moi pour toi

Et puis...

{au Refrain}

Les murmures insolents sous les draps
Et la main dans la main sur ce grand lit bancal
Je vendrais tous mes privilèges
Pour un dernier baisé dans la lumière pâle

Et...

{au Refrain}

Aime-moi, Charlelie Couture.

Posté par Lili la tigresse à 19:31 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Dies Irae

=> Ouh, ca monte...

Je sens bien que celui sur lequel ca va tomber ne s'en relèvera pas...

Sinon, je suis allée à Grenade. Une semaine avec ma mère. Très joli. Atroce.

Je suis aussi allée voir Dyonisos en concert. Très joli. Atroce.

Je papote avec des inconnus. Très joli. Atroce.

Rien de neuf sous le soleil, en somme.

Très joli. Atroce.

Posté par Lili la tigresse à 19:30 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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