01 novembre 2006
Nouvel-An 2006
> Après Nouvel-An 2005.
En 2005, on venait d'arriver dans
la colocation. Une véritable expérience pour moi, vivre avec UN mec
avait déjà été difficile, mais alors avec deux... Scoop, c'est plus
facile de vivre avec DEUX mecs qu'avec un seul; ceci probablement en
rapport direct avec le nombre de mètres carrés que nous pouvons nous
offrir... Mais soit. La colocation, la mienne, c'est du bonheur en
boite, du fou-rire quotidien.
En 2005, disai-je, nous venions
d'emménager, et, fous de bonheur que nous étions, nous avions organisé
Nouvel-An. Donc, sur base d'un très élémentaire " vous payez, nous
cuisinons", nous nous sommes retrouvés à 35 dans nos salons, à nous
empiffrer d'un buffet concocté par les mains de votre scripteuse ici
présente, j'ai nommé Personnellement Moi-même.
N'ayant à l'époque
aucune idée de comment on nourrit 35 personnes, j'étais restée dans le
très simple : quiches, lasagnes, et biscuits apéritifs faits maisons.
Déjà, j'étais très fière. Ca m'avait pris un jour et demi.
Cette
année, Nouvel-An se refait chez nous. J'ai déjà quelques fêtes à mon
actif et j'ai décidé de nourrir mes quelques convives de quelque chose
d'un poil plus upper class, j'ai nommé " le buffet varié" ( la toute
dernière classe étant le cocktail dinatoire, mais je n'en suis pas là).
Je
suis donc en chasse de toutes les recettes de chosinettes à manger que
je peux trouver. J'essaye de trouver un maximum de recettes, parmis
lesquelles je ferai mon choix pour les préparer le jour J.
Les critères de recette sont les suivants : tout doit être faisable à l'avance, prix abordable, mangeable avec les doigts.
Mes recherches jusqu'à présent ont donné ces fruits-ci :
Rayon Toasts :
****************
- Avocat/Pommes
- Avocat/crevettes
- Tarama/concombre
Au rayon Vegetables :
***********************
- Chicon ( endive pour les français), canard fumé, confit d'oignon
- Radis, tzatziki
Au rayon Petits patés :
************************
- patés au trois saumons
- jambon cru/mascarpone
Au rayon Brochettes :
***********************
- Coppa/Melon
- Fromage de chèvre/Raisin
- Fromage de vache/ Pommes/Poires
Au rayon Mousses :
********************
- Mousse de poissons
- Mousse de foie gras, coulis de mangue
Au rayon Feuilletés :
**********************
- Brick curry-haché
- Brick poulet-cumin
- Brick fromage de chèvre
Au rayon Sucré :
******************
- Brick Banane-cassonade
- Brick Banane-Nutella
- Brick Framboise/amandes ou Abricots/amandes
A vos suggestions!!
Je ne sais pas vous
=> Mais moi j'adore manger.
Et pire que tout, j'adore FAIRE à manger. J'aime recevoir, cuisiner, dresser les assiettes.
Bientôt,
dans deux mois donc, c'est Nouvel-An ( j'ai une notion particulière du
temps, il faut que j'anticipe, que je me prépare, bref, j'ai besoin de
ruminer les choses longtemps à l'avance avant de me réjouir).
Donc, c'est bientôt Nouvel-An, et cette année-ci, comme l'année dernière, nous invitons. Fera l'objet d'un post suivant.
Donc,
à force de surfer et de manger, j'en suis venue à faire un vrai tour
des blogs des idées cuisine. Ca aussi tiens, faudra que j'en fasse un
bloc.
Mis à part le fait que passer deux heures à regarder les
recettes succulentissimement bien photographiées des autres n'est bon
ni pour ma ligne, ni pour mon porte-feuille ( celui de la colocation),
ni pour mon estime de moi ( jamais je ne pourrai faire si joli et si
bon), il y a un autre ENORME problème : voir tout ce qu'il me manque
dans ma cuisine...
Donc, voici la liste non-exhaustive de ce qui
manque dans ma cuisine ( mon anniversaire, c'est le 11 septembre,
j'accepte les dons anonymes, Noël, c'est bientôt) :
- de la PLACE!
- une cocotte minute
- des plats à terrine
- une poissonnière
- de vraies casseroles et poêles dignes de ce nom
- des plats à services ( de toutes formes, de toutes contenances, rouges, blanc ou mauves de préférence)
- des cuillères à apéritifs ( celles en porcelaine dépareillée ont ma préférence)
- des petits verres à apéritifs
- une douille (pas de révolver! pour faire de jolies formes avec des préparations molles).
- une machine à pain
- un laminoir ( pour les pâtes)
- un robot ménager qui fait tout, tout, tout!
- un couteau à herbes et épices ( sorte de grande serpe avec un manche de chaque coté pour émincer les dites herbes et épices)
- un couteau à tomate
- un vrai moulin à poivre et à sel, qui fait crac-crac et qui me permettra de me passer de cet ignoble poivre pré-moulu.
Je me réserve le droit de continuer la liste.
Donc,
d'ici à ce que j'aie tout ça, je continuerai à me plaindre de ne pas
avoir de cuisine digne de ce nom. Et mes colocataires de croire que mes
hormones me jouent des tours ( mais ils sont bien contents de goûter
mes expériences culinaires).
J'ai comme
Un problème de gestion de la colère.
J'ai des colères
paradoxales très explosives et très longues à venir à la surface. Je
suis ce qu'on apelle une volcanique. Longtemps l'activité de la lave se
prépare, bien enfouie dans le fond du cratère, aucune trace à la
surface. Puis les traces commencent à se voir, surtout pour les initiés
ou les attentifs. Peut-être meme pour ceux qui savent quelles choses me
mettent en colère.
Et une fois que ca explose... Des flots et des
flots de colère, de rancune, de cris, râleries, portes claquées sortent
à n'en plus finir. Quand la partie explosive est terminée, il faut
laisser le temps à la terre de refroidir, la nature doit se refrayer un
chemin à travers des kilos de lave froide, fossilisée...
Ma colère à l'encontre des femmes est différente de cette à l'encontre des hommes. Je suis incapable de mettre un point final à une histoire relationnelle avec un homme. Comme si faire un constat clair, sans haine, d'échec d'une relation avec une femme était envisageable alors que ca ne l'est pas avec un homme.
A explorer chez la psy.
Il y a aussi
Aussi...
Un voyage en Sicile. Pas aussi bien qu'espéré mais avec la saveur de l'Ailleurs.
Le boulot, plus difficile au retour de vacances qu'avant le départ. Intéressant pour mon état d'esprit.
Les divergences d'opinion entre moi et moi-même, moi-même et les hommes. Toujours difficiles à gérer.
Et la grippe de début d'automne, qui permet de dormir sans penser...
Voila pourquoi
Entre autre, je n'écris pas...
J'écris sur ce que j'endure
Les petites morts, sur les blessure
J'écris ma peur
Mon manque d'amour
J'écris du cour
Mais c'est toujours
Sur ce que je n'ai pas pu dire
Pas pu vivre, pas su retenir
J'écris en vers
Et contre tous
C'est toujours l'enfer
Qui me pousse
A jeter l'encre sur le papier
La faute sur ceux qui m'ont laissée
Ecrire, c'est toujours reculer
L'instant où tout s'est écroulé
On n'écrit pas
Sur ce qu'on aime
Sur ce qui ne pose pas
Problème
Voilà pourquoi
Je n'écris pas
Sur toi
Rassure-toi
J'écris sur ce qui me blesse
La liste des forces qu'il me reste
Mes kilomètres de vis manquée
De mal en prose, de vers brisés
J'écris comme on miaule sous la lune
Dans la nuit, je trempe ma plume
J'écris l'abcès
J'écris l'absent
J'écris la pluie
Pas le beau temps
J'écris ce qui ne se dit pas
Sur les murs, j'écris sur les toits
Ecrire, c'est toujours revenir
A ceux qui nous ont fait partir
On n'écrit pas qu'on manque de rien
Qu'on est heureux, que tout va bien
Voilà pourquoi
Je n'écris pas
Sur toi
Rassure-toi
J'écris quand j'ai mal aux autres
Quand ma peine ressemble à la votre
Quand le monde me fait le gros dos
Je lui fais porter le chapeau
J'écris le blues indélébile
Ça me paraît moins difficile
De dire à tous plutôt qu'à un
Et d'avoir le mot de la fin
Il faut qu'elle soit partie déjà
Pour écrire " ne me quitte pas "
Qu'ils ne vivent plus sous le même toit
Pour qu'il vienne lui dire qu'il s'en va
On n'écrit pas la chance qu'on a
Pas de chanson d'amour quand on en a
Voilà pourquoi, mon amour
Je n'écris rien
Sur toi
Rassure-toi
(Zazie)
Une intéressante question
=> De Monsieur T. de Bruxelles.
- L'épilation du pubis. Plutot oui ou non, pourquoi et quelle forme?
Bon, là, on touche à un épineux problème pour la femme Barbara G. que je suis. Déjà, je suis devant un choix. Les emmerdes commencent là. Donc... Ma réponse.
Plutot non en fait. Les arguments du "oui" les plus souvent avancés sont : c'est tout doux quand on lèche, c'est pas terrible quand ca depasse.
Certes.
Mais d'un autre coté... Je trouve que la lutte acharnée contre le poil féminin est une plaie de notre époque ( sans que j'y echappe pour autant). Voilà, je trouve qu'une femme adulte, c'est comme un homme adulte, ca a des poils. Les poils, c'est une marque de puberté. Et comme réveiller des instincts pédophiles n'est pas mon kiff, à la base je suis plutot pour. Maintenant, je suis une bonne fille de notre époque et ma plus grande terreur sont... les odeurs. Donc, dégager les poils qui puent, les aisselles, oui, tous les jours, plutot deux fois qu'une.
Exterminer
les poils des jambes déjà... c'est éminement culturel de trouver ca
plus joli quand il n'y en a pas. Ensuite des poils naturels ca ne pique
pas, contrairement à ce qu'on pense. La repousse, ça, ça pique. Et ça,
c'est désagréable. Soit, je suis faible et je cède, je torture mes
mollets. Mais jamais mes cuisses (Je suis faible. Pas maso).
Alors
le taillage du pubis, j'ai été très très très longtemps une
réfractaire. Partant du principe que je me lave, souvent, et
certainement quand je sais que le mec qui partage ma couette va aller
faire un tour à la cave. Donc, ca pue pas. Ca sent clairement. Le sexe,
un sexe, et à plus forte raison, un sexe de femme humide et enfermé
toute la journée, ca sent. Mais... c'est ma vraie odeur, celle de
l'intérieur de moi, que si celle-là, mon mec ne l'aime pas, il ne
m'aime pas moi, et notre histoire n'a aucune chance parce que notre
peau l'a décidé quoique puisse en penser notre tete ou notre coeur.
Ceci dit, j'ai cédé quand-même... au départ au taillage dit "de circonstance" autrement dit : rien qui dépasse du string, du maillot, du bikini, de la culotte, du shorty. donc en fait, les poils c'est sur les lèvres et pas ailleurs... pis j'ai encore été faible et j'ai tenté un taillage "pour mon chéri" : on dégage tout ce que sa langue touche tout en laissant quelque chose parce que je suis adulte, merde.
Il a adoré. la repousse fut terrible. Depuis, de temps en temps, je lui fais plaisir...
C'est ça être une femme Barbara G. compromettre ses convictions, pour un peu de plaisir...
Un petit questionnaire
=> Ca mange pas de pain
1) Quel est votre mot préféré ?
Celui qui me représente le mieux, c’est « ambivalence », celui qui me comble le plus est « séduction », celui dont je manque cruellement est « reconnaissance ».
2) Quel est le mot que vous aimez le moins ?
Indifférence. Pire que la haine…
3) Quel son aimez vous le plus ?
Le son hors du contexte n’est pas grand-chose. Mais, toutes circonstances confondues, je choisis la mer. Indiscutablement.
4) Quel bruit aimez vous le moins ?
le bruit des ongles sur un tableau. Epidermique.
Et les gens qui crient, juste à côté de mon oreille, sans considération pour ma proximité ( le gamin en colère, le vendeur du marché). Je me sens niée dans mon existence, ca me donne tout-de-suite envie de frapper.
5) Quel est votre juron préféré ?
J’ai un florilège que j’adapte selon les circonstances. J’aime « merde », le plus passe-partout.
6) Si vous pouviez choisir quel métier feriez-vous ?
Le problème avec les ambivalents, c’est de choisir. Alors disons que le métier qui m’a choisie n’a pas mal réussi son coup.
J'ai longuement hésité avec fleuriste et maquilleuse de théatre.
7) Quel métier ne voudriez vous absolument pas faire ?
Poissonnière. J'ai essayé. C'est pas pour moi.
8) Si le ciel existe: qu'aimeriez vous que Dieu vous en arrivant au paradis?
Chroniques sociales V
=> Définition de mon métier.
C'était un jeudi, veille de jour férié. Pour tout saisir, il faut savoir que je reçois le public le mardi et le vendredi matin. Aux autres moments, je fais de l'administratifs, des recherches, des coups de fils, des visites à domicile ou bien, très exceptionnellement des rendez-vous. J'essaye d'éviter les rendez-vous parce que mon temps est suffisament bien rempli avec les permanences. Au-delà de l'organisation de mon temps de travail, je travaille aussi avec un public défavorisé socialement en manque de limite. J'estime donc que c'est un travail d'éducation d'être ferme sur les horaires où je reçois les gens. Bien sur, en cas d'urgence, je reçois toujours les gens.
Donc, un fameux jeudi, veille jour férié. Un coup de fil. Un de mes clients qui exige d'être reçu. Je m'enquiers de la situation : rien de neuf sous le soleil, pas d'urgence sociale pour moi. Mr est logé, nourri, blanchi donc... Je refuse. Il y avait une permanence le mardi de cette même semaine, il y en aura une le mardi suivant, si c'était pas si urgent mardi, ca peut certainement attendre le mardi suivant.
L'homme au bout du fil s'énerve, je lui explique mes raisons, je maintiens mon refus. Le ton monte de son coté, je deviens catégorique. Je cherche à écourter la conversation voyant que de toute façon, mon interlocuteur ne démordra pas de son idée.
Et là, la meilleure de l'année est prête à
m'exploser à l'oreille, mais je ne le sais pas encore. J'entends mon
bonhomme au téléphone qui prend une grande inspiration, de ces
inspirations annonciatrices de grandes révélations. Silence.
- Mais Madame, vous êtes assistante sociale!! Votre travail, c'est de servir!
Je reste coite. Une telle fulgurance de pensée me scie. Je me retiens de rire aussi, un peu. Et je réponds, très calme :
-
Monsieur, pour servir, on a inventé les domestiques. Ils coutent plus
cher que ce que je vous coute, mais libre à vous d'en embaucher un. Sur
ces bonnes paroles, au revoir, je vous reçois mardi si vous le désirez.
J'ai raccroché.
Note pour plus tard : dorénavant, décrocher en disant "Allo, Sévice social!".
Lundi 11 septembre
27 ans d'existence. Mes mains vieillissent. Ca va mieux qu'il y a 3
ans. En général. Sauf quand c'est mon anniversaire. On devrait faire
des cadeaux tous les jours comme ça je sentirais pas que ce bête lundi
de septembre marque le moment où je prends un an en un jour.
J'ai
pris congé. Pour essayer de ne pas y penser. Pas penser que ce qui
m'effraye c'est pas mourir, c'est vieillir. Devenir molle, grasse,
flasque, cellulitique, sans dent, sans humour, sans patience et sans
charme.
Ne plus... plaire.
ouh j'ai des angoisses...
Publié le 11/09/2006.
11 septembre 2006
Difficile d'écrire
=> Comme si j'avais besoin de mâchouiller mon stylo...
Mes émotions... Avant de pouvoir les écrire. Me faut de la solitude, du silence des autres, mon bruit à moi. Cette solitude dont j'ai besoin, que je déteste, que je fuis en adorant. Celle que je n'ai pas. Le temps devant moi, de m'ennuyer, d'écrire, de pleurer, de téléphoner, d'angoisser sur l'absence, de maudire la présence.
Ambivalence, c'est mon deuxième prénom.